Février - mars - avril 2005,
Vol. 9, No 3



CANASA

Quelques informations concernant CANASA-Québec. La suite de l'intéressant dossier sur la biométrie.


LA LOI SUR LA SÉCURITÉ PRIVÉE

La très attendue Loi sur la sécurité privée est enfin élaborée. Nous vous présentons les grandes lignes.


POUR UNE CARRIÈRE D'AGENT DE LA PAIX

Des informations pertinentes pouvant aider à amorcer une carrière d'agent de la paix.


LE CEINTURON

Il est maintenant prouvé que le ceinturon peut entraîner des maux de dos. Des notions de prévention s'avèrent utiles.


ET SI... DEMAIN LE TERRORISME NUCLÉAIRE

Le terrorisme se présente sous diverses formes. Le nucléaire n'est certes pas la moins effrayante.


AQIS

Selon un colloque, il est essentiel de rééquilibrer nos forces en matière de prévention dans l'entreprise.


LA TÉLÉSURVEILLANCE: LES RAISONS DE SES SUCCÈS ET DE SES ÉCHECS (SUITE)

La suite d'un important dossier sur les évaluations de la télésurveillance.


DÉFENSE CONTRE BÂTON

Comment utiliser le nouveau Stong Arm d'Ulnar Press.


ESTIMATION DE L'HEURE DU DÉCÈS

Différentes techniques pour évaluer l'heure du décès.


CRPQ ET ORIENTATIONS TECHNOLOGIQUES


CRITIQUE DU LIVRE «ÊTES-VOUS EN SÉCURITÉ?»


CROIX DE BRAVOURE


LA 6e ÉDITION DES PRIX POLICIERS DU QUÉBEC 2004


ÉDITORIAL
CARICATURE
SECOURISME EN SÉCURITÉ
PRINCIPES MARTIAUX
EN TOUTE JUSTICE
NOUVEAUTÉS
COURRIER
LE CARNET DU PROFESSIONNEL
INDEX DES ANNONCEURS
 

E N   C O U V E R T U R E

ESTIMATION DE L'HEURE DU DÉCÈS

E N   C O U V E R T U R E

LE CEINTURON

E N   C O U V E R T U R E

DÉFENSE CONTRE BÂTON

LA POLICE COMMUNAUTAIRE AU BRÉSIL


La Loi sur la sécurité privée

Le projet de loi n° 88, intitulé «Loi sur la sécurité privée» a été présenté par M. Jacques Chagnon, ministre de la Sécurité publique.

Ce projet de loi vise à encadrer l'exercice des activités de sécurité privée dans les secteurs du gardiennage, de la surveillance ou de la protection de personnes, de biens ou de lieux, de l'investigation, de la serrurerie, des activités reliées aux systèmes électroniques de sécurité, du transport sécurisé et du service conseil en sécurité.

Ce projet de loi crée le Bureau de la sécurité privée. Le Bureau a pour mission de veiller à la protection du public relativement aux activités visées, notamment en étant responsable de la délivrance et du contrôle des permis de même que du traitement des plaintes qu'il reçoit contre les titulaires de permis. Le projet prévoit ses pouvoirs et ses devoirs, dont la tenue à jour d'un registre des titulaires de permis.

Ce projet de loi confie des pouvoirs d'inspection et d'enquête au ministre de la Sécurité publique et lui confère le pouvoir d'émettre des ordonnances au Bureau. Il confie divers pouvoirs réglementaires au Bureau, dont celui de déterminer les normes de comportement applicables aux titulaires de permis d'agent, et au gouvernement.

Les permis

Toute personne qui exploite une entreprise offrant une activité de sécurité privée doit être titulaire d'un permis d'agence de la catégorie pertinente à l'activité offerte. Le Bureau de la sécurité privée délivre un permis d'une ou de plusieurs des catégories suivantes:
1° agence de sécurité;
2° agence d'investigation;
3° agence de serrurerie;
4° agence de systèmes électroniques de sécurité;
5° agence de transport sécurisé de biens de valeur;
6° agence de service conseil en sécurité.

La demande de permis doit être présentée par un représentant de l’entreprise qui se consacre à temps plein aux activités de l'entreprise; qui a la formation exigée par règlement. Ce représentant, la personne qui est propriétaire de l'entreprise, tout associé ou actionnaire qui a un intérêt important dans l'entreprise ainsi que tout administrateur doit avoir de bonnes mœurs et ne jamais avoir été reconnu coupable, en quelque lieu que ce soit, d'une infraction criminelle ayant un lien avec l'exercice de l'activité pour laquelle un permis est demandé, à moins qu'il en ait obtenu le pardon.

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POUR UNE CARRIÈRE D’AGENT DE LA PAIX

par Lionel Prévost

Vous voulez entrer dans la police, devenir agent de l’État, soit du gouvernement fédéral, soit du gouvernement provincial, soit d’une municipalité, ou constable spécial? Les constables spéciaux ont le statut d’agent de la paix tout comme les policiers. Par exemple, les agents de la protection de la faune, les douaniers (fonctionnaires fédéraux), les inspecteurs routiers, les surveillants dans les établissements de détention sont des agents de l’État en droit d’exercer les pouvoirs que leur confère la loi qu’ils sont chargés d’appliquer. Pour connaître les exigences des fonctions des différents types d’agent de la paix et pour obtenir les descriptions de tâches, il faut s’adresser aux ministères concernés.

Les exigences et qualités

Avant d’entreprendre la démarche pour chercher un emploi de policier ou d’agent de l’État, il faut s’informer des exigences reliées à l’emploi. Ces exigences sont d’ordre légal, médical, scolaire et physique. De plus, on tient compte également des antécédents familiaux, financiers, judiciaires, scolaires et sociaux. Par exemple, en vertu de la Loi sur la police, une personne doit, pour devenir policier ou policière, être de bonnes mœurs, ne pas avoir commis d’infractions au Code criminel, avoir subi avec succès un examen médical.

Les organisations policières et les organismes gouvernementaux recherchent parmi les candidats et les candidates, les personnes qui ont les qualités pour exercer avec professionnalisme leurs fonctions. Les qualités recherchées sont: le jugement, l’initiative, le sens des responsabilités, le sens de l’observation, la maîtrise de soi, l’esprit d’analyse et de synthèse, une facilité de communiquer avec les autres et à résoudre des problèmes, la créativité et de la rigueur intellectuelle. Chez les policiers, on recherche les candidats qui sont compétents à exercer les fonctions policières, l’intégrité, la politesse, la discrétion et l’engagement social.

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Trop lourd et encombrant, le ceinturon des policières et des policiers!
La CSST et ses partenaires proposent des solutions

Utile pour ranger arme à feu, émetteur-récepteur, poivre de Cayenne, lampe de poche, bâton télescopique, menottes, gants et plus encore, le ceinturon des policières et des policiers pèse en moyenne de 4,5 à 6 kg (10 à 13 livres). Le port de ce ceinturon _ s'il est mal équilibré, trop serré ou encombré _ peut entraîner chez les 8 000 agentes et agents de police du Québec des troubles musculo-squelettiques tels que les maux de dos, de hanche, les tensions musculaires et les entorses lombaires.

La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), l'Association sectorielle paritaire pour la santé et la sécurité du travail «secteur des affaires municipales» (APSAM) et le Service de police de la Ville de Montréal ont proposé des solutions pour corriger cette situation, lors d'une activité réunissant un grand nombre de policières, policiers et de partenaires ayant participé au projet.

Des blessures au dos

Le ceinturon entraîne chez 67% des policières et des policiers un inconfort, quels que soient leur âge ou leur stature. C’est ce que révèle un sondage réalisé par l’APSAM. Si on n'y prend garde, il peut en résulter des troubles musculo-squelettiques (TMS). Les TMS représentent 23% du total des accidents et des maladies recensés par la CSST chez les policières et policiers. Dans bien des cas, c'est justement le ceinturon qui est en cause.

Une blessure au dos occasionne en moyenne 41 jours d’absence; elle affecte nécessairement la qualité de vie de la policière ou du policier, sans compter les coûts associés aux soins de santé et à l’arrêt de travail qui en découlent, puisque la facture peut facilement grimper dans les milliers de dollars.

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Défense contre bâton

Le «Strong Arm» d’Ulnar Press consiste en une nouvelle protection d’avant-bras munie d’une tige longitudinale rigide. Il présente l’avantage de laisser les mains libres et d’être portable en tout temps, ce qui offre un temps de réaction beaucoup plus court. Il permet d’effectuer des contrôles articulaires tout en diminuant grandement le risque de blessures chez le contrevenant.

Conçu pour résister à de violents chocs, le Strong Arm d’Ulnar Press permet de reprendre rapidement le contrôle d’un individu qui attaque à coups de bâton. Pour une défense contre un bâton court, l’utilisateur avance sur l’attaque pour bloquer l’avant-bras afin de créer une dysfonction motrice (photo 1). Comme cet équipement de protection laisse les mains libres, l’utilisateur prend ensuite le contrôle du bras du contrevenant en utilisant sa main libre. Il effectue alors une pression en se servant de son autre avant-bras sur la surface osseuse du bras du contrevenant (photo 2). On peut effectuer ainsi un contrôle par la douleur, sans avoir besoin d’être particulièrement précis. L’utilisateur amène ensuite l’agresseur au sol (photo 3).

Contre une attaque à bâton long, tenu généralement à deux mains, l’utilisateur avance sur l’attaque en utilisant ses deux avant-bras pour bloquer l’attaque sur le bâton même (photo 4). L’utilisateur agrippe le bâton d’une main et glisse le protecteur «Strong Arm» de son autre avant-bras sur les doigts de l’agresseur (photo 5). L’utilisateur contrôle ensuite un des bras de l’agresseur de la même façon que dans la technique précédente, pour l’amener au sol.

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ESTIMATION DE L’HEURE DU DÉCÈS
par René Carbonneau

«Tu es poussière et tu retourneras en poussière.»

MORT

Du point de vue religieux, la mort correspond à la séparation de l’âme du corps. Médicalement, elle correspond à l’arrêt irréversible de toute activité cérébrale.

À moins d’en être témoin, l’heure exacte de la mort ne peut être déterminée. La meilleure des estimations ne peut être qu’une combinaison d’observations sur le corps et de la scène.

La nature a une façon particulièrement efficace de se débarrasser de ses morts. Suivant la mort, des processus physiques et chimiques débutent, pour mener éventuellement à une désintégration complète du corps.

L’environnement est le facteur qui affecte le plus les changements du corps après la mort.

YEUX

Après la mort, les pupilles se dilatent, une membrane se forme sur le cristallin, en quelques minutes ou quelques heures dépendant si l’œil est ouvert ou fermé. Cet assèchement de la cornée est parfois appelé tache noire.

Un test biologique consiste en un prélèvement de l’humeur vitrée, c’est-à-dire la gelée contenue dans les globes oculaires. Chez l’humain, le taux de potassium est assez bas dans l’œil, mais il augmente de façon régulière après le décès. Une estimation peut alors être faite, mais le degré de précision de ce test ne fait pas l’unanimité chez les experts.

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