Mai - juin - juillet 2005,
Vol. 9, No 4



LES EMPREINTES DE CHAUSSURES

Pour en connaître un peu plus sur les empreintes de chaussures et leur utilité dans une enquête.


L'AUTODÉFENSE PROFESSIONNELLE

La pratique régulière d'une activité martiale adaptée aux situations réelles prépare aux confrontations.


CANASA

Un article pertinent sur les caméras IP et leur sécurité. La position de la CANASA sur la Loi sur la sécurité privée.


AQIS

La vision que nous propose le nouveau président de l'association.


LA SÉCURITÉ DES NAVIRES, DES PORTS ET DES INSTALLATIONS PORTUAIRES

Les prescriptions du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires révisé.


UNE POLITIQUE SE SÉCURITÉ NATIONALE AU CANADA

Les points saillants des mesures de la nouvelle politique de sécurité nationnale canadienne.


HOMMAGE À RAYMOND DUCHARME, LE POLICIER QUI A MIS SUR PIED LA PREMIÈRE ESCOUADE CANINE DE LA POLICE DE MONTRÉAL

Un survol de la carrière de Raymond Ducharme, le policier qui a mis sur pied la première escouade canine à Montréal.


LA CHAÎNE DE COMMANDEMENT

Comme toutes les chaînes, chaque maillons doit être solide pour une bonne gestion de la sécurité des événements spéciaux.


DÉFENSE CONTRE COUP DE PIED

Plus facile qu'on le croit, des techniques de défense contre coups de pied efficaces et réalistes.


PRÉVENIR L'ADHÉSION AUX GANGS DE RUE


MÉDAILLE POUR ACTION MÉRITOIRE


ÉDITORIAL
CARICATURE
SECOURISME EN SÉCURITÉ
PRINCIPES MARTIAUX
EN TOUTE JUSTICE
NOUVEAUTÉS
COURRIER
LE CARNET DU PROFESSIONNEL
INDEX DES ANNONCEURS
 

E N   C O U V E R T U R E

LA CHAÎNE DE COMMANDEMENT

E N   C O U V E R T U R E

HOMMAGE À RAYMOND DUCHARME

E N   C O U V E R T U R E

L'AUTODÉFENSE PROFESSIONNELLE

LES CAMÉRAS IP


LES EMPREINTES DE CHAUSSURES
par René Carbonneau

D’aussi loin que sur la lune, les traces de pas sont un signe de la présence de l’homme.

On peut retracer les plus vieilles chaussures jusqu’à 5000 ans avant JC.

Un transfert

Une empreinte de pas est un parfait exemple de la théorie de Locard. Cette théorie des transferts a été exprimée par le français Edmond Locard (1877-1966). Elle énonce que lorsqu’un objet entre en contact avec un autre, il laisse ou prend quelque chose. En résumé, chaque contact laisse sa trace.

Comme pour les empreintes digitales, les empreintes de pas sont de trois sortes:
1- patentes (visibles), c’est-à-dire résultant d’un transfert de saleté, peinture, sang;
2- moulées, ou incrustées dans une substance molle comme la neige ou la terre;
3- latentes (invisibles) comme sur le papier, le carton, ou le bois.

Les traces de pas sont des marques de compression ou de transfert de résidus. Elles peuvent être constituées de résidus qui sont transférés par la semelle sur le sol. On retrouve généralement des empreintes de pas sous forme de terre, d’eau, ou de poussière déposée.

À chaque pas, la semelle presse contre le sol et peut causer une déformation au substrat, ou entraîner le transfert de matériel.

Une empreinte est dite positive quand elle résulte du dépôt de matériel sur une surface. Le résidu représente la zone de contact entre la semelle et la surface.

À l’inverse, l’empreinte est dite négative quand la zone de contact de la semelle enlève le résidu de la surface, par exemple de la poussière. Dans un environnement sec, c’est la charge statique de la chaussure qui retire la poussière.

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Les caméras IP sont-elles vraiment sécuritaires?

par André Fiset, Extravision

Les caméras IP (protocole Internet) offrent une alternative intéressante aux caméras de sécurité standard. Naturellement, elles sont parfaitement sécuritaires lorsque utilisées via une application logiciel propriétaire telle que Genetec, Verint, Axis, etc.

Le raccordement à Internet

La question qui mérite d'être posée est la suivante: est-ce que ces caméras IP sont vraiment sécuritaires lorsqu'elles sont directement raccordées à l'Internet via un fureteur Web? La réponse est NON!

La caméra IP est définie comme étant un appareil capable de saisir des images vidéo et permettant d'être raccordé à un réseau ou à Internet par un câble réseau. Ces caméras deviennent repérables car elles doivent posséder une adresse IP particulière à leur localisation exacte. Donc, les nouveaux très puissants moteurs de recherche Web permettent de retracer plusieurs caméras IP, car dans certaines applications publicitaires, leurs utilisateurs désirent rejoindre les internautes pour fins de marketing, utilitaire ou autre.

Sécuriser

Qu'arrive-t-il lorsqu'un individu désire installer cette caméra lui-même à des fins de sécurité ou demande à son fournisseur de systèmes de sécurité de le faire pour lui?

D'abord, l'ensemble des caméras IP vouées à la sécurité possède une fonction de mots de passe. Étant donné que chaque manufacturier distribue ses caméras IP avec le même mot de passe, la première chose à faire sera de modifier celui-ci. Le Wall street journal a conclu une récente étude qui démontre que plus de 15% des caméras IP vendues pouvaient être accédées via le même mot de passe par défaut qui n'a pas été modifié.

Il serait également sage de sécuriser le lien derrière un logiciel coupe-feu (certains sont offerts gratuitement sur Internet), ceci permettra de réduire l'accès aux caméras selon les critères établis par le logiciel. Un accès VPN (virtual private network) saura d'autant plus restreindre les accès car les données échangées devront posséder les mêmes encryptions de sécurité.

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Une politique de sécurité nationale au Canada

Le 27 avril 2004, le gouvernement a dévoilé une politique de sécurité nationale exhaustive. La vice-première ministre Anne McLellan a déposé à la Chambre des communes la première déclaration globale jamais faite par le Canada sur la sécurité nationale: «Protéger une société ouverte: la politique canadienne de sécurité nationale».

Pour un gouvernement, aucune fonction ou obligation ne peut être plus importante que celle d’assurer la protection et la sécurité de ses citoyens. Nous vivons toutefois dans un monde de plus en plus interdépendant, de plus en plus complexe et souvent dangereux, ce dont tous les citoyens sont conscients. La montée du terrorisme et la menace de propagation rapide de diverses maladies infectieuses à l’échelle planétaire posent un défi à notre société et ébranlent le sentiment de sécurité qui joue un rôle primordial dans notre qualité de vie. Les Canadiens comprennent cette nouvelle réalité. Ils savent que les menaces à la sécurité individuelle et à la sécurité publique ne sont pas uniquement des problèmes auxquels font face d’autres pays. Nous sommes touchés également par des problèmes semblables et sommes confrontés à des défis semblables.

La nouvelle politique canadienne de sécurité nationale établit une stratégie et un plan d’action intégrés permettant de réagir à des menaces actuelles et futures. Elle repose sur un modèle qui permet de s’adapter lorsque les circonstances évoluent. Elle a été élaborée de façon à répondre aux besoins en matière de sécurité nationale tout en protégeant des valeurs canadiennes fondamentales, à savoir l’ouverture, la diversité et le respect des libertés civiles.

Les mesures

L’un des principaux éléments de la politique consiste en l’adoption de mesures visant à assurer l’apport des partenaires nationaux à l’évaluation et à l’amélioration de notre système de sécurité nationale:

1. un forum fédéral-provincial-territorial permanent de haut niveau sur les urgences, dans le but de permettre des échanges stratégiques réguliers entre les principaux acteurs nationaux sur les questions ayant trait à la gestion des urgences;

2. un conseil consultatif sur la sécurité nationale, qui permettra au gouvernement de tirer profit des conseils d’experts en matière de sécurité issus de milieux autres que l’administration fédérale, et ce, en vue d’évaluer et d’améliorer notre système;

3. une table ronde transculturelle, qui favorisera la participation des communautés ethnoculturelles et religieuses au dialogue continu sur des questions de sécurité.

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Hommage à Raymond Ducharme
Le policier qui a mis sur pied la première escouade canine de la Police de Montréal

par Francine Tremblay

Policier pendant 35 ans, de 1952 à 1987, Raymond Ducharme débute sa carrière dans la Police militaire de l’armée canadienne. Entré à la Sûreté du Québec en 1954, il poursuit son travail à la Police de Montréal à partir de 1957. Il œuvre tout d’abord comme Instructeur de tir et d’autodéfense, puis joint l’escouade spéciale pour vol au centre-ville de Montréal, poste qu’il occupe de 1959 à 1962. C’est en 1962 qu’il crée la première escouade canine de la Police de Montréal. Il demeure entraîneur chef de l’escouade canine de 1962 à 1975. Il termine sa carrière policière au Poste 41 avec la patrouille spéciale pour vol de banque, jusqu’en 1987 où il prend sa retraite de la Police de la CUM.

FORMATION EN MATIÈRE DE K9

Pour préparer sa mission de mise sur pied de l’escouade canine, Raymond Ducharme suit la formation la plus avant-gardiste de l’époque et obtient, en 1962, son Diplôme Dog Handler Training de la K9 Division Academy de la Police de St-Louis Missouri aux États-Unis. S’il est prêt à organiser l’escouade canine, il ne cesse de progresser en suivant des stages de perfectionnement, en 1970. Il a suivi ces stages à la Préfecture de la Gendarmerie de Paris en France, à la Police Nationale de France à Montreuil en France, et à Genève à Lausanne en Suisse.

FONDATION DE L’ESCOUADE CANINE DE MONTRÉAL

En 1962, la première escouade canine de la ville de Montréal voit le jour. Elle fut fondée par le maire de l’époque, M. Jean Drapeau, et le directeur de la Police de Montréal, M. Jean Paul Gilbert. Ces derniers engagent comme tout premier maître-chien, le constable Raymond Ducharme. Le premier chien de cette escouade se nomme «Silver», il oeuvrera au sein de l’escouade toute sa vie, servant honorablement son maître et la Ville de Montréal dans une multitude de situations.

Ne voulant pas faire les choses à moitié, le directeur Jean Paul Gilbert envoie deux policiers en formation à la K9 Division Police Academy de St-Louis aux USA. En termes d’école pour maître-chien, la K9 Academy de St-Louis était alors l’institution la plus avancée et la plus renommée en Amérique du Nord. Raymond et Silver arrivent à St-Louis en mai 1962. Ils ressortiront en septembre, fin prêts à patrouiller les rues de la ville de Montréal.

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La chaîne de commandement

par Bernard Grégoire

La chaîne de commandement est un système de communication bidirectionnelle et surtout un système hiérarchique des personnes responsables qui ont à prendre des décisions. Elle rend possible la communication de l’information au sein de la pyramide de commandement. Elle permet aux dirigeants de recevoir de l’information, de surveiller les opérations et de donner les orientations nécessaires au bon fonctionnement de ces mêmes opérations.

Pour toute opération

La chaîne de commandement est un élément important dans le bon fonctionnement d’opérations et de gestion d’événements de toutes sortes. Une chaîne de commandement qui ne joue pas son rôle ne peut qu’apporter divers problèmes de toutes sortes.

Les impératifs peuvent changer selon les besoins de chaque opération. La vitesse de transmission des données sera primordiale lors d’une opération militaire où les dirigeants ont besoin d’avoir les données en temps réel, alors qu’une simple surveillance d’un entrepôt pourra se contenter du rapport quotidien.

Dans ce texte, nous traiterons de la chaîne de commandement nécessaire à la gestion d’événements spéciaux, comme il y en a tant au Québec.

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